Rapport de la réunion du 8 avril 2015

Important constat initial : Les liaisons par voies à grande circulation entre le « rond-point de Polytechnique » (nouveaux quartiers d’activité sur le plateau de Saclay) et la N118 n’existent dans aucun sens. La D444, qui relie Igny – Bièvres à l’autoroute A10, ne comporte un embranchement vers la D36 que dans le sens A10 vers Polytechnique et retour. Aucun embranchement n’existe entre la D444 et la D36 en venant de la N118 , ni retour. Ceci occasionne des flux importants de véhicules en transit dans le quartier du Pileu qui est en fait à cheval sur les trois communes de Massy, Igny et Palaiseau. Ce quartier est constitué de rues pavillonnaires qui n’ont aucune vocation à recevoir un flux de transit, comme c’est malheureusement le cas actuellement.

Il faut remarquer ici que le contournement du quartier par voies à grande circulation, directions de Bièvres et du Petit Clamart, ne peut se faire que par le rond-point du Christ de Saclay et la N118 qui sont complètement saturés aux heures de pointe. Aucune personne ne peut raisonnablement envisager de se lancer quotidiennement dans ce contournement. Le résultat immédiat est une augmentation significative et insupportable de la dangerosité des rues du Pileu, surtout certaines d’entre elles, particulièrement exactement aux heures de passage maximum des enfants en âge scolaire. Tout ceci constitue un problème grave qui doit être traité aux niveaux de la municipalité, de la CAPS, et même du département et de la région.

De même que pour le passage de la D36 en niveau partiellement enterré sous le « rond-point de Polytechnique », il doit être ici envisagé, malheureusement probablement à long terme, un échangeur « toutes directions » entre la D444 et la D36. Il est demandé à la Mairie, ainsi qu’aux autres pouvoirs publics concernés, d’engager leur responsabilité sur ce sujet crucial et de soumettre dès que possible un projet d’aménagement comportant les demandes de financement au Département et aux autres instances concernées.

A court terme, on ne peut que baisser efficacement la vitesse par l’instauration d’une « zone 30 ».

Zone 30 Km/h : Où ? Dans quel but ? Comment contrôler ?

Sans avoir les résultats d’un comptage des véhicules en fonction de l’heure, du jour de la semaine et de la position du compteur (rue et sens de la mesure), il nous apparaît impossible de délimiter une zone d’abaissement de vitesse qui n’englobe pas toutes les rues du quartier. Cette solution globale suppose un accord avec les communes limitrophes d’Igny et de Massy.

Il faudrait donc abaisser sensiblement la vitesse de tous les véhicules sur tout le quartier qui n’est constitué que de petites rues, à l’exception de la rue de l’Effort Mutuel qui est elle-même déjà aménagée, comme l’est également la rue des vieilles vignes entre Massy et Igny. Le quartier est traversé par des lignes d’autobus urbains utiles, mais qui doivent le desservir sans augmenter la dangerosité ni les nuisances pour les riverains (cas de la rue de la Faisanderie). Il est également traversé par des lignes d’autobus privés (ramassages professionnels ou scolaires par exemple) dont on ne peut pas contrôler les trajets.

Notre souci serait d’obtenir une vitesse limite effective raisonnable de 40Km/h. On remarque que la plupart des automobilistes un tant soit peu prudents observent déjà naturellement à peu près cette limite. On sait par ailleurs que les limites sont rarement parfaitement observées, mais qu’elles engagent pratiquement toujours un processus de prise de conscience des dangers et donc une réduction de la vitesse. L’instauration d’une « zone 30Km/h » sur tout le quartier du Pileu nous paraît donc souhaitable.

Les mesures envisageables pour obtenir ce résultat sont connues, et la commission souhaite qu’on ne les mette en œuvre que progressivement, en espérant à chaque étape que chacune de ces mesures, ajoutée à son tour à la seule indication de limitation de vitesse, suffise à obtenir les résultats escomptés. Dans l’ordre évoqué par la commission, on peut citer :

  • des rappels simples plus ou moins nombreux par panneaux « limitation de vitesse : 30 Km/h » ;

  • la pose de radars pédagogiques simples et /ou radars amovibles ;

  • les contrôles policiers, d’abord pédagogiques puis répressifs ;

  • la pose de radars pédagogiques avec déclenchement d’un feu tricolore à « Rouge » ;

  • l’instauration de priorités par panneaux « Stop » ou « cédez le passage » aux intersections ;

  • la pose de « gendarmes couchés » ou/et de coussins berlinois ;

  • la pose de radar(s) répressif(s) ;

  • la mise en plateaux surélevés de certains carrefours ;

  • la mise en place fixe d’alternance de stationnement formant chicanes doubles ;

  • mise en place de chicanes fixes.

On se souvient par ailleurs que certaines de ces mesures comportent des risques ou ont même déjà pu occasionner des déviations délictuelles contre lesquelles il faudrait se défendre.

On rappelle ici que la mise de rues en sens unique peut occasionner une augmentation de celles des vitesses qui sont déjà trop élevées, et a été refusée par toutes les rues du quartier où cela a été proposé (sauf rue de Verdun où c’était devenu une quasi-obligation !).

Bien entendu, il se pourrait que des mesures s’avèrent suffisantes sur l’ensemble des rues du quartier, à l’exception de certains endroits qui nécessiteraient alors un traitement supplémentaire particulier.

Il pourrait éventuellement être question d’utiliser l’enveloppe financière allouée au conseil de quartier, au moins partiellement, pour aider au financement de ces mesures.

Outre ces questions importantes (transit abusif à travers le quartier et limitation de la vitesse sur tout le quartier), diverses questions ont été soulevées, sans donner lieu à une discussion approfondie. Elles devraient faire l’objet de discussions lors des réunions ultérieures. Elles sont listées ci-dessous, sans ordre hiérarchique et de manière non exhaustive.

  • Où en est la demande de réaménagement de la jonction entre la sortie de la D444 vers le centre-ville et le bas de la rue du capitaine Cocart ? Il pourrait également être question de créer un passage pour les cyclistes depuis le bas de la rue du capitaine Cocart, vers le centre-ville.

  • Recenser les points chauds ou accidentogènes.

  • L’aménagement de la rue du capitaine Cocart, est actuellement particulièrement néfaste voire dangereux, surtout aux heures de dépose et de reprise des écoliers (Ecole Henri Wallon), mais aussi dans les virages du haut de la rue.

  • Étudier l’aménagement du carrefour Limon X Bachaumont X 4 chênes X Vauhallan X Marnières (la demande initiale est celle d’un « rond-point », mais reste à revoir).

  • Améliorer les signalisations et indications des directions trop souvent absentes.

  • Afficher des plans du quartier et de la ville.

  • Contrôler et gérer les itinéraires des bus « hors service », lors des retours aux dépôts par exemple.

  • Gérer les itinéraires des bus privés (ramassages scolaires, et professionnels).

  • Gérer les problèmes de stationnement particuliers à certaines rues.

  • Récupérer auprès des services municipaux les derniers comptages effectués sur le quartier, afin d’étayer au mieux nos propositions pour l’amélioration de la circulation dans notre quartier.

Ce contenu a été publié dans Actualités, Circulation, Derniers Conseils de Quartier du Pileu, Travaux des Commissions. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *